Forage agricole
Dans la plaine du Roussillon, l’agriculture nécessite généralement l’irrigation, à quelques exceptions près. Cependant, irriguer ne signifie pas forcément prélever de l’eau dans les nappes souterraines. Lorsque l’utilisation de ces eaux est nécessaire, il est essentiel de respecter les démarches administratives et de s’assurer que le forage est correctement réalisé.
La réalisation d’un forage est-elle pertinente ?
Avec près de 30 millions de m3 pompés chaque année, les forages agricoles représentent le deuxième usage des nappes de la plaine du Roussillon après l’eau potable.
Dans la plaine du Roussillon, les acteurs de l’eau ont défini, en concertation, une stratégie pour l’irrigation agricole : celle-ci doit privilégier, quand cela est possible, les prélèvements dans les canaux et retenues superficielles ou, à défaut, dans les nappes peu profondes du Quaternaire. Les nouveaux prélèvements dans les nappes profondes du pliocène ne sont plus autorisés.
Avant la réalisation d’un ouvrage agricole, il est donc nécessaire de s’assurer qu’il n’existe pas une ressource superficielle disponible à proximité (canal, réseau sous pression etc.).
Les étapes de réalisation d’un forage agricole
- Vérifier que la réalisation de forage est autorisée dans le secteur envisagé.
Dans certaines zones, la réalisation de forage n’est pas autorisée ou est limitée en profondeur, par exemple en raison de la présence d’un captage d’eau potable à proximité.
Pour le savoir, vous pouvez vous adresser à la mairie de la commune concernée ou prendre contact avec le Syndicat Mixte. - Réaliser un dossier « Police de l’Eau » à soumettre aux services de l’État (D.D.T.M.).
Ce document doit estimer les besoins en eau, justifier et décrire les travaux envisagés, mesurer l’impact du prélèvement sur les nappes et vérifier sa compatibilité avec les documents d’orientation (SDAGE, SAGE, etc.).
Il est généralement réalisé par un professionnel (hydrogéologue ou bureau d’études).
Si les débits de prélèvement envisagés sont supérieurs à 8 m³/h, le projet est soumis à autorisation préfectorale et une enquête publique devra être réalisée.
À noter : si l’eau du forage alimente des sanitaires agricoles ou des locaux d’hébergement (ex. saisonniers), il est considéré comme un forage d’eau potable.,Dans ce cas, des démarches spécifiques sont requises auprès de l’Agence Régionale de Santé (ARS) : intervention d’un hydrogéologue agréé, analyses de la qualité de l’eau, suivi sanitaire et mise en place d’une zone de protection réglementaire.
Voir la réglementation.
- Faire réaliser le forage dans les règles de l’art, si l’autorisation est donnée par les services de l’État.
- S’assurer que le foreur réalise une déclaration de l’ouvrage auprès du service des mines de la DREAL, si le forage est supérieur à 10 m.Cette déclaration doit être effectuée sur la plateforme DUPLOS: https://duplos.developpement-durable.gouv.fr/#/
- Entretenir le forage pour préserver les nappes et allonger la durée de vie de l’ouvrage.
- Mettre en place un système permettant de comptabiliser les volumes prélevés (compteur) et tenir à jour un registre.